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Une sélection d'images extraites des 2000 photos présentées ici.
Une cinquantaine d'images pour décrire le rallye
Un rallye, ce sont aussi des hommes pour organiser et assister. Quelques photos pour parler d'eux.
Des français sont partis d'Oslo. C'est unique, mais en plus ils se sont engagés avec une Citroën 2CV!
De la Norvége à la France, le parcours de concentration de 2262 km accompli par les 19 concurrents partis d'Oslo.
Tous les concurrents en photos. Enfin presque tous parce qu'ils étaient 315 au départ de 5 villes d'Europe.
Participer à ce rallye est déjà une certaine performance, mais arriver sur le port de Monaco avec une Opel Commodore Coupé de 1968, un peu du type bateau, c'est réellement un exploit.
Juste pour le fun, la vision de la course écrite par une voiture, en l'espèce celle d'une équipe de photographes.

10ème rallye historique de Monte-Carlo / l'épreuve vue d'une voiture "media" ... !

Sur le papier, 6.431,4 km en 10 jours :

Sur le papier, le Zafira aurait dû parcourir 6431,4 km. En définitive, il en aura parcouru 7115,3. Soit une moyenne de 711 par jour durant 10 jours.

Je me prénomme Zafira et mon nom de famille est Opel. Je suis née en Belgique le 16 novembre 2006. Comme nous sommes très nombreuses dans la famille -j'ai tellement de soeurs que je ne saurais dire exactement combien puisque 1.400.000 ont déjà été vendues par mes parents-, nous nous sommes vues affublées dès la naissance d'un numéro un peu bizarre, limite imprononçable. Pour moi ce fut le WOLOAHM757GO18020. Heureusement, mes parents ont eu la bonne idée de raccourcir le tout en TZC100, un nom qui m'avait été vissé sur le front et sur les fesses (!) en belles lettres rouges sur fond blanc.
Dès ma naissance, mes parents m'ont placée sur le trottoir! Bon, j'en vois qui vont commencer déjà à sourire ou à me plaindre, mais ne voyez pas de malice à ce propos, je suis juste devenue une voiture de location. Mon moteur diesel étant assez poussif mais possédant assez de volume pour trimballer jusqu'à 7 personnes, j'ai durant des semaines, puis des mois, parcouru paisiblement quelques milliers de kilomètres, presque exclusivement en Belgique pour le compte de familles de passage à Bruxelles ou à l'occasion de quelques congrés où des hommes d'affaires bien mis, venus de fort loin et parlant des langues qui m'étaient inconnues, entassaient valisettes de cuir et malettes cadenassées à l'abri de mon vaste hayon.
Ma vie était on ne peut plus paisible, et je regrettais seulement d'avoir eu pour maison la Gare de Bruxelles-Midi, ce qui me valait de passer de trop longues nuits au quatrième sous-sol d'un parking froid et luisant en compagnie de cousines d'autres familles, plus petites comme plus grandes. Durant ces moments, il nous arrivait d'échanger nos "souvenirs". Certaines se targuaient de vitesses que mon moteur diesel de 1900 cm3, fut-il turbo, ne pouvait pas même envisager en rêve; d'autres parlaient de paysages lointains, de rivages marins et de lieux qui me semblaient paradisiaques, moi qui n'avait jusque là était cantonnée qu'à quelques cités wallones ou flamandes bien ternes en hiver.
Ainsi allait calmement ma vie jusqu'à un certain matin de mi janvier 2007, le mercredi 18 pour être précis.

Ce jour là, sur les coups de midi, la personne qui est venue me prendre n'avait qu'un tout petit sac à dos. Habituellement, je voyais embarquer des gens lourdement chargés de valises pesantes et d'attachés-case de taille respectable, mais ce ne fut pas cela qui me surpris réellement. C'est qu'à peine après avoir démarré le moteur, la première manoeuvre fut de partir en marche arrière pour me garer deux places plus loin. Puis, à nouveau marche arrière pour revenir exactement d'où j'étais parti. Puis je repartis en marche avant pour me garer sur la place que je venais d'occuper en marche arrière! De quoi être décontenancé... Je n'étais pas au bout de mes surprises. S'en suivit un slalom entre les piliers du parking, d'abord en marche avant, puis en marche arrière! Toutes choses que je n'avais encore jamais vécues. Heureusement, le "jeu" cessa et je pus enfin prendre -calmement- la direction de la sortie.
La circulation était difficile à Bruxelles ce matin-là. Les bourrasques de pluie et les sautes de vent ralentissaient fortement la circulation et il me fallut près de 35 minutes pour enfin trouver une quiétude de circulation sur la E411 qui menait à Namur et que j'avais déjà moultes fois emprunté. La vitesse est limitée à 120 km/h sur les autorutes wallonnes mais mon conducteur semblait parfois allégrement l'ignorer. Je n'étais même pas du tout à mon avantage sur le viaduc de Houyet, où le vent latéral très prononcé se conjuguait assez mal avec une vitesse de 130 km/h et les recommandations de prudence que mon autoradio diffusait pourtant de façon régulière compte tenu de l'avis de tempête qui avait été émis par l'office météorologique belge. De ce passage, je retenais surtout que c'est précisément à ce moment que mon conducteur choisissait de téléphoner...!
Je quittais l'autoroute à Libramont pour, toujours à vive allure, rentrer en France à Bouillon. Les douaniers étaient en poste. S'ils arrêtèrent les trois voitures qui me devançaient, toutes munies de plaques françaises, ils me laissèrent filer vers Sedan que j'atteignais en quelques minutes, mon conducteur semblant encore plus ignorer les limitations françaises que les belges! Je terminais donc ce voyage sur le parking de la gare de Sedan, mon conducteur me délaissant pour un gros 4x4 qui stationnait à cet endroit. Je compris alors que la vitesse soutenue sur près de 190 km était destinée à ne pas retarder celui qui l'attendait. Le 4x4 disparaissait rapidement. Les minutes puis les heures s'écoulérent jusqu'à ce que le crépuscule commence à poindre.
Je retrouvais mon conducteur en début de soirée et nous prîmes la direction de l'ouest, toujours sur un rythme assez soutenu. Deux heures plus tard, je terminais ma route dans une petite allée éclairée au bord d'une maison d'une ville où je n'étais jamais passé: Soissons. Une fillette gambada autour de moi quelques instants en disant: "C'est la nouvelle voiture que tu as achetée, papa?". Un portail métallique grinçant se referma derrière moi. Le lampadaire s'éteignit. Je compris que je passerai ici quelques temps et, en tout cas, ma première nuit loin de mon garage souterrain habituel.

Aux premières lueurs de l'aube, je découvris que je cotoyais une vieille petite soeur. Vieille de par son âge, plus de 10 ans, et petite par sa taille puisque c'était une Corsa. La matinée fut calme et je ne quittais mon allée que pour me ravitailler. En effet, si je consomme peu à allure convenable, il en est tout autrement quand on est peu tendre avec mon accélérateur et le voyage de la veille, quoique quasiment de type autoroutier était bien loin des 7,5 litres/100 km du relevé fait par l'Auto-Journal lors de ma sortie et j'avais allégrement dépassé la barre des 10 litres...
Avant de rejoindre ma petite allée, j'ai eu droit à un toilettage complet, terminé à la peau de chamois. Je n'étais pourtant pas particulièrement sale. L'opération suivante m'était, par contre, totalement inconnue. Après que mon conducteur m'eut totalement essuyée, il me posa des "marques" sur les portières avant et le hayon arrière. Deux lignes de belles lettres blanches dont je ne comprenais ni la signification, ni la destination puisque je n'avais jamais vu cela auparavant.


En début d'après-midi, mon conducteur me reprit pour un aller-retour éclair à Paris, suivi de ce que je nommerai un "rodéo". A plusieurs reprises, je dus gravir une courte côte, aux bas côtés peu avenants et à une allure toujours plus soutenue! J'appréciais cependant encore moins les descentes, car parfois les murets semblaient approcher bien trop vite mon pare-chocs avant. Heureusement, si mon conducteur voulait tester l'endurance de mon freinage, il allait en être pour ses frais car une de mes qualités se trouve justement être mon freinage.
Je pensais que mon calvaire allait prendre fin alors que je gravissais une dernière fois cette côte, quand, ne sachant quelle mouche venait de piquer mon conducteur, celui-ci, après m'avoir balancé de gauche puis de droite, accéléra violemment à l'entrée d'une épingle étroite et en montée et entreprit de me faire tourner en tirant sur mon frein à main!!! Evidemment, la chose ne se fit pas et je calais lamentablement. La chose ne pouvait d'ailleurs pas se faire car l'épingle en question avait pour largeur mon diamètre de braquage, qui, je le reconnais, est particulièrement généreux : 11,5m. Mon frein de stationnement resta bloqué; celui-ci n'ayant jamais été étudié pour envoyer glisser mes 1280 kilos, fut-ce dans un virage bien sablonneux et sous quelques gouttes de pluie. Je sentis que tout cela avait l'air de déplaire à mon conducteur, mais il n'avait qu'à s'en prendre qu'à lui-même et relire les conditions de mon utilisation : "Utiliser le véhicule en bon père de famille (...) Utiliser le véhicule pour un usage tout à fait normal, habituel et non abusif. (...) cela exclut notamment (...) les courses et concours de toutes sortes ainsi que leur préparation, les tests et essais routiers (...)". Et là, je venais de vivre un moment qui n'était ni "en bon père de famille", ni "un usage tout à fait normal".
Après un passage par la case "ravitaillement", je retrouvais avec beaucoup de plaisir ma petite allée et ma vieille petite soeur et je passais une nuit calme sous quelques gouttes de pluie.

Le lendemain, en milieu de matinée, ce fut un peu l'agitation autour de moi. Des enfants me tournaient autour, on ouvrait et on fermait mes portes. On me chargea de sacs variés, d'une glacière et de diverses choses qui me firent rapidement comprendre que j'allais partir en voyage. On nettoya une nouvelle fois mes rétroviseurs, on vérifia le fonctionnement de tous mes éclairages et j'entrevoyai avec plaisir un voyage lointain, peut-être même au bord de la mer. Car j'avoue, j'adore la mer! Aussi fus-je assez étonné quand seul mon conducteur s'installa à mon volant et me recula en laissant dans la petite allée toute une famille qui lui disait au-revoir en agitant les bras. Je compris que je partais pour un long périple, mais je ne comprenais pas pourquoi m'avoir choisi, moi, qui disposait de tant de place et dont mon coffre n'était pas même utilisé au tiers de son volume.

Je traversais rapidement cette ville de Soissons dont je ne connaissais rien et je me trouvais rapidement à circuler sur une route nationale de belle facture. Il faisait assez gris et quelques gouttes de pluie entraînaient l'utilisation des essuies-glaces. Mon lecteur de CD avait été chargé d'un disque de Patti Smith. Je n'étais pas mené à vive allure. Je me portais donc à merveille mais je restai sur deux interrogations: pourquoi n'avais-je que ce conducteur comme passager et pourquoi avait-il joué ce rodéo avec moi la veille? Au fil des kilomètres, ma condition reprenait le dessus et j'oubliais cela. A moins d'être vous-même une voiture, vous ne pouvez pas savoir comme c'est bon quand on est une routière et que l'on sait que l'on entame un grand voyage!
Je commencais donc à m'abandonner à la douce quiétude du ronronnement des 120CV de mon moteur 1,9L turbo-diesel quand mon conducteur choisit de s'arrêter au pied d'un moulin planté en pleine nature, loin de tout, mais juste au bord de la route nationale. Et chose inattendue, je devins, un instant, la star que l'on photographie sous tous les angles au pied du dit-moulin! Après les étonnements mouvementés de la veille, voilà venue une autre forme de surprise. J'en déduis alors que c'était pour cette séance de photo que l'on m'avait affublé de diverses inscriptions blanches aux flancs et au dos.

Après 23 km, les premières gouttes de pluie ... Ah, si j'avais su la suite, je serai tombée en panne à cet endroit!

L'affaire ne pris que quelques instants et je reprenais la route, sous un ciel lourdement gris et vers le sud, toujours accompagné des accords rocailleux de Patti Smith et de quelques gouttes de pluie.
Moins d'une heure plus tard, je me glissais dans la circulation parisienne et après quelques détours dans une banlieue périphérique, mon conducteur me stoppait dans une rue déserte de la Garenne-Colombes.

Prochainement la suite des aventures de Zafira TZC100 ...

Contrôle horaire à Trollhättan, au Saab Museum, par - 8° ... Là, franchement, j'aurai bien voulu y rentrer au musée!
Contrôle horaire à Trollhättan, au Saab Museum, par - 8° ... Là, franchement, j'aurai bien voulu y rentrer au musée!

Gelée, grigorifiée, voire défigurée par la neige, le sel et la glace mais toujours vaillante !
A Helsingør. Gelée, frigorifiée, voire défigurée par la neige, le sel et la glace mais ... toujours vaillante !


Là, c'est moi, en relative difficulté dans la montée du col de l'Echarasson : chaînes obligatoires!

Quel bonheur pour moi: on m'avait garée à moins de 2m d'une épingle : une place rêvée pour voir !
Quel bonheur pour moi: on m'avait garée à moins de 2m d'une épingle : une place rêvée pour voir !

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