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Une sélection d'images extraites des 2000 photos présentées ici.
Une cinquantaine d'images pour décrire le rallye
Un rallye, ce sont aussi des hommes pour organiser et assister. Quelques photos pour parler d'eux.
Des français sont partis d'Oslo. C'est unique, mais en plus ils se sont engagés avec une Citroën 2CV!
De la Norvége à la France, le parcours de concentration de 2262 km accompli par les 19 concurrents partis d'Oslo.
Tous les concurrents en photos. Enfin presque tous parce qu'ils étaient 315 au départ de 5 villes d'Europe.
Participer à ce rallye est déjà une certaine performance, mais arriver sur le port de Monaco avec une Opel Commodore Coupé de 1968, un peu du type bateau, c'est réellement un exploit.
Juste pour le fun, la vision de la course écrite par une voiture, en l'espèce celle d'une équipe de photographes.

10ème RHMC 2007 / une Opel Commodore Coupé dans la course (2)

Après le froid sec du continent scandinave, c'est une pluie mêlée de glace qui attend les concurrents au contrôle horaire de Hamburg, plus exactement sur une aire autoroutière de l'A1/E22 sur la commune de Wilhemsburg. Ni le lieu ni le temps n'étant propice, il n'y a personne pour regarder passer l'Opel Commodore. L'Automobilclub von Deutschland attend les concurrents dans un monospace et la presse locale a dépêché un pigiste.


13h48 : temps blafard, pas un spectateur : il vaut mieux avoir le moral sur la route qui mène à Saint-Etienne.

Le contrôle horaire suivant est à Bad Homburg, 442 km plus au sud. Les concurrents disposent de 6h30 pour faire le trajet. Comme ce n'est que de l'autoroute et que la vitesse n'y est pas limitée, c'est chose facile. Sur le papier..., car en réalité, c'est nettement moins le cas. L'autoroute via Hannover et Kassel est souvent en travaux, avec des zones de fort ralentissement. La circulation est très chargée du nord au sud de l'Allemagne. Et s'il tombe quelques flocons de neige fondue au départ de Hambourg, ce sont rapidement des tourbillons de neige que les concurrents doivent affronter vers Hannover puis des chutes de neige très denses à Kassel et en arrivant à Francfort alors que la nuit est déjà tombée. L'avant de l'Opel disparaît rapidement sous l'amoncellement de glace que la chaleur des phares n'arrive parfois pas à faire fondre!


15h52 : plein gaz vers Göttingen sur l'A7. retour haut de page


A Bad-Hombourg vor der Höhe, haut lieu du Monte-Carlo du temps où le rallye se faisait avec parcours de concentration, l'Automobilclub a organisé un accueil en conséquence : apéritif de bienvenue, fanfare, podium, discours officiel. Malgré la température glaciale –il fait -5°–, les spectateurs sont ici venus par dizaines.


Quelques instants de repos à Bad Homburg sont les bienvenus : les conditions météorologiques ont été éprouvantes et l'équipage de l'Opel a déjà roulé 1403 km depuis la veille. Clin d'oeil du hasard : au mur du Kursaal où se reposent Steinar Frellumstad et Harald Faugstad
, une photo du village d'Eze, près de Monaco ! retour haut de page

 


20h27 : c'est reparti pour la quatrième section du voyage : destination Strasbourg. retour haut de page

 

Ce sont 229 kilomètres qui relient Bad Homburg à Strasbourg, à parcourir en quatre heures exactement. La neige a cessé de tomber, les bourrasques de vent ont aussi stoppé, il y a beaucoup moins de monde sur l'autoroute et il fait "juste" très froid : -7°. Cette partie là du voyage est déjà moins fatigante que la précédente. Elle se déroule sans encombre pour l'Opel Commodore et son équipage.
Au passage de la frontière avec la France, au pont de Kehl, l'équipage s'arrête dans une station d'essence pour faire le plein et chausser les pneus cloutés : de la neige glacée est annoncée dans la traversée des Vosges que l'on entame à peine le contrôle horaire effectué à Strasbourg. Faire le plein est une chose essentielle pour les concurrents venus du nord de l'Europe : la suite du trajet va se dérouler de nuit et les stations-service 24h/24 qu'ils vont croiser le long de leur route n'acceptent pas les cartes bancaires étrangères. D'où l'intérêt de bien préparer son voyage et l'utilité d'un road book qui a prévu ce genre de "détail".

 


22h53. Changer une roue n'est jamais une partie de plaisir. Quand il fait -4°, c'est encore moins facile. retour haut de page


Le contrôle horaire de Strasbourg est prévu à 00h28 pour l'Opel Commodore. Les soixante minutes dont elle dispose avant de pointer sont mises à profit pour vérifier les niveaux, manger un peu et se détendre : c'est une nuit blanche qui s'annonce alors que les deux hommes viennent déjà de rouler près de 700 kilomètres.


Après la foule de Bad Hombourg, l'Opel est accueillie sur le parking de l'Office du Tourisme, par les trois contrôleurs de l'ASA des Vosges, esseulés dans leur voiture. Seuls cinq curieux ont fait le déplacement.

Au départ de Strasbourg, finies les grandes routes : dorénavant, et ce jusqu'à Monaco, les routes seront des départementales. Pour l'Opel Commodore, les choses sérieuses commencent.
Et de fait, à peine sortie de Strasbourg et passé Molsheim, l'Opel Commodore progresse t'elle sur des routes enneigées. La route vers Schirmeck, dans la vallée de la Rothaine, est maculée de blanc. La neige tombe à nouveau, de plus en plus fort au fur et à mesure que l'on progresse au coeur des Vosges.
Il n'y a que 49,5 km à accomplir pour atteindre le contrôle de passage de Schirmeck, mais il n'y a aussi qu'une heure exactement pour faire le trajet. Avec la neige sur la route et dans l'air, les routes désertes et la nuit, la chose est soudain beaucoup moins facile. Un road book parfaitement préparé est ici essentiel : pas question en effet de demander sa route puisqu'il n'y a personne.

A Schirmeck, le contrôle de passage est soudain bienvenu : près d'une centaine de personnes dans un champ de neige (en réalité un parking de supermarché) sont présentes pour voir les voitures passer. Le nombre important de spectateurs s'explique par le fait que le contrôle de passage est commun aux concurrents partis d'Oslo et de Reims. Ce sont donc 105 voitures que les spectateurs vont pouvoir admirer.
Le pointage du carnet de route au CP de Schirmeck est rapidement fait. Ce n'est pas le moment de flâner. La météo annonce toujours de la neige et il y a un col au programme du secteur suivant.

La montée au col de Saales (554 m) n'est pas de tout repos pour la lourde Commodore : l'épaisseur de neige sur la route est conséquente, il continue de neige et au sommet, un brouillard d'une densité extraordinaire attend les concurrents. D'un coup, au détour d'un virage en atteignant le sommet du col, la visibilité tombe même à moins de cinq mètres! Heureusement, le passage nuageux est de courte durée. L'équipage en est quitte pour une belle frayeur et la descente vers Provenchères-sur-Fave s'accomplit à vitesse plus que réduite. Ce serait dommage de terminer le rallye ici en versant au bas côté, ce qui faillit arriver à d'autres concurrents, notamment la Volvo des Norvégiennes Grete Keyser et Thea Sundt qui stoppèrent leur glissade à quelques centimètres d'un ravin.
Après ce passage difficile, la route dégagée vers les CP de Gérardmer et Flagy est presque du pur bonheur. Les chutes de neige sont devenues très éparses et il faut juste se méfier des plaques de verglas puisque la température reste bien en dessous du zéro, avec -3°. Il était donc très judicieux de monter les pneus cloutés lors de l'arrêt au Pont de Kehl.
Comme on n'est jamais sûr de rien, le pilote de la Commodore garde une allure soutenue. Les quelques minutes d'avance qui pourront être gagnées sur le parcours seront les bienvenues au contrôle horaire de Besançon. De fait, l'Opel arrive à Besançon à 04h50, soit une demi-heure avant l'horaire prévu. Steinar Frellumstad et Harald Faugstad en profitent pour prendre quelques minutes de repos. Se reposer dans un siège baquet n'est cependant pas l'idéal, sans compter que le lieu n'est pas franchement propice au repos. Le lieu est assez bruyant car près de 500 spectateurs sont venus assister au passage des voitures, ce qui prouve que le rallye historique a encore de beaux jours à vivre car l'heure indue et la température négative ne sont pas franchement propices aux attroupements.


Pas facile de se reposer quand un spectateur vient faire un petit bonjour ... retour haut de page


05h28 : pointage pour Harald Faugstad.
Tenir un bureau de contrôle horaire à Besançon à 05h00 du matin le samedi 27 janvier nécessite d'être motivé! retour haut de page

A 05h28, alors que le compteur a déjà enregistré 1871,5 km, le moteur de l'Opel Commodore #146 repart pour un secteur de 140,5 km à accomplir en 2h50, secteur qui le mène à Beaune pour un nouveau contrôle horaire. Il ne neige plus, mais la fatigue commence à se faire sentir, et pas seulement pour les hommes mais aussi pour les machines. La Volvo #224 des Norvégiens Thorbjorn Bye et Tore Fredriksen est restée bloquée à Besançon dans l'attente de l'ouverture d'un garage. Plusieurs concurrents partis de Reims ont aussi dû jouer de la mécanique à Besançon.
Pour le six cylindres de la Commodore, rien à signaler : il se porte à merveille. Et la route vers Beaune n'est qu'une formalité. A l'arrivée, l'équipage a pu grappiller une vingtaine de minutes, l'occasion de prendre quelques nouvelles minutes de détente.

 


08h10 : repos de quelques minutes pour l'Opel Commodore, aux côtés de la Porsche #222, aussi partie d'Oslo. retour haut de page

A 08h28, l'Opel Commodore repart pour l'avant-dernière section de l'étape de concentration, Beaune-Feurs soit 210,5 km à accomplir en 4h15. Les routes sillonnent à travers quatre départements : la Côte d'Or, la Saône-et-Loire, la Loire et le Rhône. Il ne neige plus, les routes sont dégagées, mais tous les paysages sont maculés d'une épaisse couche de blanc. Ce serait presque une promenade champêtre s'il n'y avait ces 2012 kilomètres déjà accomplis en 45 heures.
Sur la route, de nombreuses voitures en proie à des pannes mécaniques indiquent que la "promenade champêtre" est déjà trop longue pour plusieurs mécaniques.
Après le CH de Feurs, c'est parti à 12h33 pour la dernière section, presque une broutille puisqu'il ne reste plus de 39 km à parcourir. Une heure est octroyée pour rejoindre Saint-Etienne. C'est l'occasion de faire le plein, vérifier les niveaux et changer de pneus car il est interdit de toucher la voiture une fois qu'elle sera sous la grande halle de Parc-Expo. Et puisque qu'il est possible de pointer en avance à l'entrée du parc fermé de Saint-Etienne, l'Opel Commodore entre au parc à 13h28, avec cinq minutes sur l'horaire idéal.


13h28, avec cinq minutes sur l'horaire idéal, l'Opel rentre au parc fermé. retour haut de page


Le premier objectif de Steinar Frellumstad et Harald Faugstad est donc parfaitement réussi : aucun souci mécanique sur les 2261,5 km du parcours, aucune pénalité infligée pour avoir pointé en avance ou en retard et aucun contrôle manqué. Une bonne nuit de repos est maintenant nécessaire pour recharger les hommes car demain ils rentrent dans le vif du sujet avec l'étape de classement Saint-Etienne/Valence.

> la suite du reportage ici < retour haut de page

En Haute-Loire, dans la ZR1 , le 28 janvier au matin

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